Le long de la Loire

Le long de la Loire

Nous suivons à présent les rives de L’Indre ; les chevaux boivent son eau et l’on y voit le reflet de la roulotte à quelques centaines de mètres du château d’Ussé.

La Loire nous aura réservé de belles choses, car après Angers les rencontres se sont multipliées, nous entraînant dans leur sillage, nous forçant aux détours et allers-retours.

En plus des magnifiques villages qui bordent le fleuve autour de Saumur, nous y avons découvert les habitats troglodytiques. Ceux-ci contenaient quantité de gens attachants ; vivant dans des collectifs souterrains, travaillant dans les vignes saines produisant du vin naturel ou organisant à la surface des épiceries participatives… Ces lieux sont reliés par un réseau d’habitants enthousiastes ayant racheté un hameau complet par-ci, vivant en yourte par-là, accueillant chez soi des artistes en résidences… Céramistes, artistes de rue, tailleur de pierre, plasticienne, charpentier en roulotte, métallier, paysan et paysannes brasseurs, vignerons ; il nous a fallut du temps pour traverser le Maine et Loire au contact de tout ces gens !

S’est aussi révélée à nous l’absence de souffre. L’absence (ou l’infime présence) de souffre dans les vins naturels d’une quantité de vignerons locaux. Tous travaillant les vignes avec des chevaux, et faisant comme notre ami Rémi Cédés à Saint Herblon du vin fait uniquement de jus de raisin. La chose est rare, précieuse et délicieuse. Notre formation s’est amplifiée au côté du Clos Cristal, où Eric et Alex nous ont accueillis deux semaines parmi les vignes de l’Hospice de Saumur, closes par des murs de pierres traversés par les ceps de vignes, plantées au nord, offrant le raisin au sud. Embauchés quelques jours, nous y avons découvert une autre façon de tailler les ceps et le labour avec les chevaux, une première pour nous !

Cette petite parenthèse à Champigny aura changé notre regard (et notre goût) sur le vin naturel et le vin souffré (c’est-à-dire quasiment tous les autres vins).

C’est agréable de construire des amitiés en voyage, de retrouver ici des personnes connues quelques jours plutôt là-bas, d’avoir l’impression de vivre quelque part en quelque sorte !

C’est avec l’espoir de retrouver cette sensation prochainement que nous nous enfonçons dans le Centre, Indre et Loire puis Indre. La roulotte et ses chevaux s’écoulent désormais lentement vers le midi !

1 Avis

  1. Kaj Laura 2 années ll y a

    Bravo Chloé pour les photos. On en veut encore.
    Merci à Fred pour l’accordage des pianos dans le Berry.
    Bonne route.
    Kamal et Laura

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